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Deligraph, 8 ans déjà et pleins de projets pour demain !

Deligraph : 8 ans déjà…et pleins de projets pour demain !

Au fond, de quoi parle-t-on exactement lorsqu’il est question de « communication » ? Vaste et passionnant sujet sur lequel nous reviendrons, mais qu’il nous semblait important d’aborder à l’occasion du huitième anniversaire de Deligraph.

En 2011, les premiers pas de votre agence web et studio graphique

C’était il y a huit ans, au début du mois d’avril 2011 Deligraph voyait le jour à Bruxelles…
— … N’en dites pas plus, je vois la scène d’ici : une longue file de camions de déménagement, des grues pour acheminer le matériel jusqu’à votre 32e étage, l’inauguration d’une gigantesque plaque à votre nom au rez-de-chaussée d’un gratte-ciel dominant le centre économique de la ville…
—  Tiens, vous revoilà, cher lecteur ! Dites, vous ne seriez pas en train de vous égarer ?
—  C’est que je viens de revoir les 7 saisons de l’excellente série Mad Men. Alors forcément, lorsque je songe « publicité » ou « agence de communication », je revois ce fantastique décor dans un building au-dessus de Madison Avenue…
— Mais vous savez que Deligraph est implantée à Bruxelles et en province de Liège ?
— Oui oui, pardon. Reprenez, je vous en prie.

Services publics, parastatal, éducation…

Donc, en avril 2011, nous n’étions que trois personnes créant modestement une agence web et un studio graphique, très loin de ces images new-yorkaises que vous évoquez. Nous souhaitions nous tourner vers les secteurs de la culture et de l’expression artistique.

— Vous avez changé d’avis ?
— Pas du tout ! Mais au fil de ces huit ans, nous avons aussi fait de belles rencontres professionnelles et humaines dans d’autres secteurs d’activités.
— Comme dans la série, lorsqu’ils réussissent à décrocher un contrat avec un constructeur automobile et une compagnie aérienne ? Je le savais ! D’ailleurs, je vous trouve un faux-air de Don Draper…
— Attention, vous vous égarez à nouveau ! Pour notre part, nous avons plutôt tissé des relations de confiance avec des acteurs du secteur public, des entités parastatales, des associations… Avec le monde de l’éducation, aussi : écoles, hautes écoles et universités. Et pendant ces huit années, notre pensée et notre culture d’entreprise se sont affinées au contact de ces organisations.

Deligraph depuis 8 ans : respect, proximité et professionnalisme

Nous avons également fait évoluer nos pratiques. Des techniques traditionnelles des débuts (télémarketing, mailing, etc.), nous nous sommes orientés vers une approche inbound pour rencontrer nos partenaires. Un contact plus doux car nous ne tentons pas de faire consommer à nos clients des prestations inutiles. Au contraire, nous souhaitons répondre au mieux à leurs besoins concrets.

— Pourtant, je croyais que c’était le but d’une agence de communication, de vendre aux gens des produits et services dont ils n’ont pas besoin !
— Dans la série que vous évoquez, sans doute. Elle restitue l’esprit des années 1950-1970, cette époque où les pratiques influencées par théories d’Edward Bernays furent à leur apogée.
— Les théories de qui, dites-vous ?
— Celles d’Edward Bernays. Le neveu de Sigmund Freund, inventeur de l’expression « relations publiques » et souvent considéré comme le pionnier de la publicité, de la communication et du marketing.

Communiquer ?

Bernays considérait qu’une démocratie n’est viable que si une « minorité intelligente » est au pouvoir, tandis que la masse populaire est « modelée » pour accepter son sort. Toute sa vie, il s’est donc employé à mettre à profit les théories de son oncle pour forger des outils de manipulation à grande échelle. Ainsi, à la demande d’un industriel de l’agroalimentaire, il créa de toutes pièces le mythe du « breakfast traditionnel américain » et convainquit des millions de ses concitoyens de consommer du bacon chaque matin. Il les incita également à se convertir au tabagisme, pour le plus grand profit du cigarettier qui le rémunérait.

Manipuler ?

En 1928, l’augmentation du chiffre d’affaire de son donneur d’ordres commença à stagner. Constatant que les femmes constituaient un fabuleux réservoir de clientèle, Bernays organisa alors la manipulation la plus spectaculaire jamais imaginée pour des motifs publicitaires. Les fumoirs étaient interdits aux dames ? Il recruta quelques jeunes et jolies fumeuses, puis leur fit revendiquer devant les photographes de presse leur « droit » à fumer des cigarettes, qu’il rebaptisa habilement « torches de la liberté ». Très médiatisée, l’opération gagna le cœur d’une majorité d’Américaines, qui affichèrent elles aussi leur indépendance d’esprit en grillant à leur tour cigarette sur cigarette.

Non : « transmettre, faire connaître, être en relation… »

— Brrr… C’est en effet un manipulateur cynique, que vous racontez là… Il est bien en phase avec ce que font les personnages de la série, en effet. 
— Ce sont les représentants d’une époque, celle qui mit au monde le consumérisme. Pour eux, « communiquer » c’était fabriquer des opinions, créer de faux besoins, manipuler les foules… D’ailleurs, lorsqu’il œuvra pour le renversement du Président élu du Guatemala qui menaçait les intérêts d’un importateur de bananes, Bernays expérimenta aussi avec succès les « fake news » utilisées à des fins politiques.

Pour Deligraph, « communiquer », c’est au contraire un verbe magnifique et un projet vertueux. Le Dictionnaire de l’Académie Française le définit ainsi : « transmettre ; faire savoir, faire connaître ; être en relation ». Transmettre la vision du monde que nous partageons avec nos clients. Faire connaître les opportunités qu’ils proposent. Être en relation avec celles et ceux qui, comme nous, pensent que la rencontre et l’échange sont autant d’opportunités de se dépasser.

Deligraph demain ? La créativité au service d’une communication durable et éthique

— Donc, vous n’êtes pas des Mad Men ?
— Non, Deligraph, ce sont des femmes et des hommes qui portent des valeurs. Et qui continueront de les porter demain, pour une communication toujours plus éthique, plus durable et plus éco-responsable.
— Il n’y aura pas de building à votre nom, alors ?
— Non, mais nous entendons maintenir l’ancrage à Bruxelles de notre agence web et studio graphique. Et, bien sûr, continuer à œuvrer en direction de la province de Liège et du paysage Wallon avec notre antenne de Verviers. Enfin, nous souhaitons poursuivre le développement de nouveaux outils et services, tels que ceux que nous avons mis en place dernièrement : impression, motion design, copywriting, digital display, traductions et relectures.

Fiers de nos richesses

— Et ensuite ?
— Ensuite, continuer à diffuser les messages des fondations, ONG, institutions européennes, transports publics, institutions culturelles, bibliothèques, ASBL et des lieux d’enseignement, qui nous feront confiance. Et pourquoi pas un développement à l’international, avec des services et un site web multilingues ?
— Et tout ça à trois personnes ? Ben dites donc…
— Non, rassurez-vous : l’agence s’est étoffée, au fil de ces huit ans. Les trois collaborateurs des débuts sont maintenant neuf, répartis entre Bruxelles et Liège. Inévitablement, sur une durée comme celle-ci, des visages ont changé. Certaines personnes ont fait une halte parmi nous avant de repartir vers d’autres horizons professionnels. Et nous avons énormément appris au contact des femmes et aux hommes qui travaillent ou ont travaillé avec nous. Leur humanité et leur professionnalisme sont des sources d’énergie quotidienne. Ils et elles sont la vraie richesse de Deligraph.