Eco-conception, notre agence web passe au vert

Nous avons eu l’occasion chez Deligraph de rencontrer un éco-conseiller de la Cellule éco-conception de l’UCM (Union des Classes Moyennes en Belgique). L’objectif était de nous informer sur l’impact environnemental du secteur web et sur les possibilités pour Deligraph de contribuer pour sa modeste part à une diminution des émissions de gaz à effet de serre et une amélioration de l’efficience énergétique de ses projets, de manière à diminuer son empreinte carbone et devenir à terme une Agence web écologique.

On peut comparer cette approche aux objectifs du mouvement Colibris, inspiré par Pierre Rabhi (agriculteur biologiste, romancier et poète français, d’origine algérienne qui défend un mode de société plus respectueux de l’homme et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement et préservant les ressources naturelles). Dans sa vision, chaque effort, aussi ténu soit-il, contribue quand-même au résultat global.

On peut aussi se référer au concept d’économie circulaire qui s’inscrit dans le cadre du développement durable. On parle aussi d’économie verte, d’économie de l’usage ou de l’économie de la fonctionnalité, de l’économie de la performance et de l’écologie industrielle. L’objectif de l’économie circulaire est de produire des biens et services tout en limitant fortement la consommation et le gaspillage des matières premières et des sources d’énergies non renouvelables. Le mot circulaire fait également référence au cycle de vie des matériaux, idéalement recyclés et réutilisés dans un nouveau cycle de production.

Eco-conception, de quoi s’agit-il exactement ?

L’éco-conception est un principe qui consiste à intégrer l’environnement dès la conception d’un produit ou service, ainsi que lors de  toutes les étapes du cycle de vie dudit produit ou service.

Les nouvelles technologies de la communication ont leur propre empreinte écologique et indirectement génèrent des gaz à effet de serre, consomment des ressources naturelles dont certaines non-renouvelables et contribuent à la pollution en fin de vie.

Dans les secteurs informatique et annexe (internet), on peut distinguer deux formes d’impact environnemental :

Le hardware (matériel)

Par hardware, on entend les appareils : ordinateur, smartphone, tablette, serveur, clavier, souris, écran, etc.

La production /construction du hardware électronique de pointe contemporain requiert l’utilisation de matériaux rares (dont les métaux appelés « terres rares » : scandium, yttrium, lanthane, cérium, praseodyme, neodyme, samarium, europium, gadolinium, terbium, dysprosium, holmium, erbium, thulium, ytterbium, et lutetium) pour leurs propriétés de conduction électrique. Cette production rejette des gaz à effet de serre dans son processus de fabrication, consomme de l’eau en quantités souvent énormes et peut rejeter des substances toxiques et/ou polluantes lors de son processus de construction comme de destruction.

Le software ou data (programmes et données)

C’est un impact indirect : les programmes nécessitent une puissance de calcul, un espace de stockage, une consommation électrique et des systèmes de refroidissement. Toutes ces opérations ont un impact environnemental, essentiellement sous la forme d’émissions de CO2.

Obsolescence programmée

On sait depuis quelques années que certaines industries pratiquent ce qu’on appelle l’obsolescence programmée. Le principe est de réduire volontairement la durée de vie d’un produit de manière à forcer le consommateur à racheter ce produit dans un délai plus court que la durée de vie naturelle du produit… et par là augmenter artificiellement le bénéfice et la croissance desdites industries. Dans la réalité, c’est une situation de cartel (accord entre concurrents pour déjouer le rôle régulateur du marché et accroître les bénéfices des partenaires), ce qui est illégal dans de nombreux pays (dont les USA).

En informatique, la puissance des processeurs ne peut tout simplement pas suivre l’évolution et le ressources nécessaires pour faire fonctionner certains programmes ou certains sites web. Essayer de de mettre à jour votre iOS, ou une application ou simplement de visionner une vidéo sur un Ipad 1…

Epuisement des ressources

Le grand public peut se leurrer facilement lorsqu’on lui dit qu’un ordinateur est constitué essentiellement de sable (la fameuse Silicon Valley en Californie tire son nom du silicium, composant principal du sable (silice) que l’on trouve à foison dans les déserts). Si effectivement le silicium est un composant essentiel de l’électronique, l’utilisation de certains métaux rares s’avère nécessaire (voir liste des métaux rares ci-dessus). Le principal problème de ces métaux est que non seulement ils sont rares (donc difficiles et coûteux à extraire) mais peuvent être l’objet d’un trafic dans certains pays d’Afrique… se posent alors des questions relatives aux droits humains.

Production de déchets

Nous avons évoqué ci-avant le concept d’économie circulaire qui vise entre autre à récupérer les produits en fin de vie et en recycler un maximum de composants, utilisables dans de nouvelles productions. Vous avez peut-être déjà lu l’un ou l’autre article sur la production de déchets électroniques : Nous produisons 74 millions de tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) par an en 2014 dans le monde.

Des initiatives ont été mises en place au niveau des états pour recycler un maximum de déchets électriques et électroniques (cfr la fameuse taxe Recupel en Belgique), mais il y a toute la partie qu’on ne peut pas recycler…

Rejet de CO2 direct et indirect, gaz à effet de serre

On peut avoir l’impression qu’un site web n’a aucune empreinte écologique. En fait, si… et plus qu’on ne le pense.

Ses infrastructures (data centers, réseaux, infrastructure web mobile, etc.) représentent aujourd’hui 3% de la consommation électrique mondiale. Or produire cette électricité a un impact environnemental, qu’il s’agisse d’une source nucléaire, au gaz, charbon ou même marémotrice, solaire ou éolienne.

Du coup, une simple recherche sur un moteur de recherche crée une consommation énergétique et génère un rejet de CO2. D’après une étude de Harvard, deux requêtes dans Google correspondent à l’énergie nécessaire à une bouilloire d’eau. Or 200 millions de recherches sont effectuées par jour sur Google…

Solutions concrètes dans le cadre de la création de sites web

Le premier pas pour résoudre un problème, c’est la prise de conscience de son existence… une phase d’information. Le second pas est une phase de réflexion pour dégager des solutions. Le troisième pas est une phase d’action…

Optimisation du matériel et cycle de vie

Nous avons vu que le hardware porte une grande responsabilité dans l’utilisation de ressources rares ainsi qu’en rejet de CO2 et production de déchets.

Les techniques de virtualisation de serveurs sont devenues une pratique abordable, hautement recommandée et qui a déjà fait ses preuves en matières de réduction des coûts et de l’empreinte écologique pour un impact minimum quant aux performances générales des serveurs web. En fait, la virtualisation sert surtout à éliminer un gaspillage de ressources hardware essentiellement inexploitées.

Dans les offres de notre agence web, sous la rubrique hébérgement vous pourrez lire que nous proposons un hébergement virtuel dédié : c’est à dire que vous disposez de votre propre espace virtuel sur un serveur dédié.

Optimisation de l’environnement logiciel

Une remise en question des environnements logiciels peut améliorer l’efficacité de certains systèmes et en même temps engendrer des réductions de coûts substantielles.

Un exemple connu est Facebook qui a développé son propre compilateur de code PHP (langage interface entre ses bases de données et l’affichage de ces données en pages web), ce qui a apparemment  permis à Facebook de réduire de 50% de l’utilisation des processeurs, ce qui a permis de limiter le nombre de serveurs en fonctionnement, d’économiser du matériel, de diminuer la facture énergétique et par la même occasion d’abaisser l’empreinte carbone de son activité.

La quantité de données à télécharger est également un facteur qui peut faire une grosse différence dans l’impact écologique de votre site web. En général, les plus gros fichiers sont des images. L’utilisation d’images de taille réduite et en format (et non pas brutes, sorties telles quelles de l’appareil photo) réduit considérablement le temps de téléchargement, et dès lors l’énergie requise par l’ordinateur du visiteur et par le serveur qui héberge le site. Notre agence web vous conseille toujours quand à la taille et au format des images à utiliser sur votre site internet.

Avec la généralisation des connexions à large bande passante pour les particuliers (ADSL, cable TV, etc.), on trouve de plus en plus de vidéos en ligne. En général dans un format streaming pour éviter le gaspillage de bits… ces vidéos sont d’un certain « poids » (parfois plusieurs centaines de Mo) et nécessitent une puissance de calcul importante (carte graphique et processeur) sur l’ordinateur de lecture, d’où une consommation d’énergie importante. Même si à l’échelle individuelle (image ou vidéo), la consommation énergétique peut sembler minime, lorsqu’on la multiplie par le nombre de fichiers et le nombre de visiteurs de ces sites, on arrive vite à une énorme différence qui peut peser très lourdement sur l’empreinte écologique du site visité !

Optimisation générale

En fait, la meilleure optimisation se fait à la source d’un projet, quand toutes les options sont encore disponibles sans surcoût. Le premier objectif d’une bonne gestion de projet est justement de bien cerner les objectifs du client et par là même ses besoins. Si l’Agence web peut – en plus – ajouter un facteur environnemental dans ses recommandations, c’est un plus qui bénéficie non seulement au client en termes d’image mais également – comme nous l’avons vu ci-avant, peut être avantageux en termes de coût.

Eco-conception, le cas du web

Nous l’avons vu, le simple fait d’utiliser des ordinateurs en général, de surfer sur internet, de faire une recherche sur un moteur de recherche, génère l’utilisation de toute une infrastructure et implique une consommation d’énergie plus ou moins importante en fonction de la manière dont le site a été conçu.

L’affichage

Si le stockage et le voyage des données représente une partie de la consommation d’énergie lorsque vous surfez sur internet, sachez que 90% de l’énergie est consacrée à l’affichage des pages web du site. Ce sera donc le point le plus important à surveiller lorsque vous concevez un nouveau projet de site web.

Stockage et transfert de données

Stockage et transfert sont liés.

D’une part la quantité : selon la taille des images et /ou l’utilisation de certains media (musique, vidéo), vous pouvez garder un site (même grand public) en dessous de la barre du Go (<1000 Mo). Certains sites se laissent aller pour proposer 30, 50, 100 Go de contenu partagé. Il va de soi que plus vous faites voyager des données sur internet (du serveur vers le visiteur), plus votre site sera énergivore.

D’autre part, la distance du voyage des données : si vos serveurs d’hébergement sont éparpillés aux quatre coins du monde, le simple fait d’arriver sur votre page ira chercher de l’information au bout du monde et va générer un intense trafic internet, d’où un coût énergétique important. Le serveur que notre agence web utilise se trouve au Luxembourg.

Plus un site est lourd (en poids de données à télécharger), plus il demande de l’énergie par visiteur… et vous multipliez cette énergie par le nombre de visiteurs pour avoir une estimation de l’impact écologique de ce site.

Et alors… que peut-on faire ?

En tenant compte de la mutiplication du nombre d’ordinateurs par foyer (en incluant les smartphones et autres tablettes) et la tendance au gigantisme des nouveaux écrans, internet est devenu très énergivore et le sera de plus en plus du côté des consommateurs. Le meilleur moyen de pondérer cet engouffrement d’énergie est de travailler à la source : la conception de sites internet, pour qu’ils soient plus légers, mieux conçus, hébergés en privilégiant un hébergeur local par rapport à son public, en privilégiant si c’est possible une palette de tons plus sombres et des scripts qui ne sollicitent pas inutilement les ressources de chaque ordinateur qui visite votre site.

Créer un site web demande beaucoup de préparation et de réflexion !!!

Agence web design Bruxelles


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